ENSEMBLE AVEC BENOÎT
Association de lutte contre les leucémies


 

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Les thérapies


Dès le diagnostic établi, l'enfant est hospitalisé et un cathéter central est posé : ce cathéter, dont l'utilisation implique des conditions d'aseptie parfaites, permet d'administrer les médicaments sans risque d'infiltration des tissus voisins. Il permet en outre d'effectuer les bilans sanguins quotidiens sans avoir recours à des piqûres, ce qui améliore le confort de l'enfant.
Selon le type de leucémie, en fonction des critères de gravité qui ont pu être décelés au moment du diagnostic, on envisagera ou non une greffe de moelle osseuse. Une chimiothérapie est débutée immédiatement.

La chimiothérapie :

Le traitement par chimiothérapie s'effectue selon des protocoles thérapeutiques préétablis. Ils comprennent une première partie intensive dont la durée varie selon le type et la gravité de la leucémie diagnostiquée, suivie d'un traitement d'entretien. Cette chimiothérapie a pour but de détruire les cellules cancéreuses, mais elle s'attaque en même temps aux cellules saines, provoquant une chute du nombre de plaquettes et du taux d'hémoglobine. C'est pourquoi lors de ces traitements l'enfant (ou l'adulte) a besoin de nombreuses transfusions de sang et de plaquettes.

La première partie, intensive, comprend trois phases:
  • l'induction, qui a pour but d'obtenir la rémission complète. C'est une phase très importante car c'est à ce moment là que l'on apprécie la réponse de la leucémie au traitement. Elle comprend des corticoïdes associés à d'autres médicaments comme la vincristine, la chidrolase, l'asparaginase, le méthotrexate, l'endoxan... Le taux de rémission obtenu est de l'ordre de 95 à 98%.
  • l'intensification, durant laquelle les médicaments utilisés sont similaires à ceux de la phase d'induction. La durée de cette phase varie encore selon la gravité de la leucémie.
  • la consolidation, nécessaire car, si l'induction a permis la rémission, elle n'a pas pour autant éliminé la totalité des cellules cancéreuses : celles qui persistent sont en nombre trop faible pour être détectées, mais elles sont présentes et le risque de rechute est bien là. Cette phase de consolidation a une durée variable, là encore, selon la gravité de la leucémie. D'autres médicaments sont introduits, comme le VP16, l'aracytine, le lanvis, la daunorubicine, la mercaptopurine...


La deuxième partie, le traitement d'entretien, comprend la prise de deux médicaments par voie orale : le purinethol et le méthotrexate. L'enfant subit également, comme durant la phase intensive, des ponctions lombaires au cours desquelles on lui injecte une association de methotrexate, aracytine et hydrocortisone.

La greffe de moelle

La greffe de moelle peut être envisagée dès le diagnostic dans les cas où le type ou la gravité de la leucémie l'exigent, mais également en cas de rechute, la chimiothérapie se révélant incapable d'assurer une rémission durable et la guérison ne pouvant plus être envisagée que par ce seul traitement.
La greffe de moelle consiste à remplacer en totalité la moelle osseuse du malade par une moelle saine provenant d'un donneur vivant compatible.
La greffe ne peut être tentée, et c'est une condition incontournable, que si le malade est en rémission. Le donneur peut être un membre de la fratrie du malade (c'est dans ce cadre que les chances de compatibilité sont les plus élevées), mais aussi un donneur volontaire inscrit dans le fichier national ou international.
La greffe de moelle osseuse constitue une épreuve importante pour le malade, elle n'est pas dépourvue d'effets secondaires et de risques pour lui, mais elle reste, dans certains cas, sa seule chance de survie. Pourtant nous nous heurtons à un problème de taille : les donneurs volontaires ne sont pas assez nombreux. Renseignez-vous, informez-vous, réfléchissez, faites la démarche de vous inscrire dans ce fichier. Des enfants, des adultes, attendent une greffe qui leur permettra de retrouver l'espoir d'une guérison.